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Héritiers émus

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Héritiers émus

Catégorie : Matière à penser

Simone Veil

 

Lire ce prénom et ce nom est difficile, on est presque obligé de ralentir la lecture, parce qu’au travers des syllabes s’engouffrent des ressentis, de l’effroi et surtout des éclats de vitalités qui nous dépassent, des images de chantiers colossaux…

Prononcer ce prénom et ce nom est difficile, tellement ils mettent la marche haute pour s’en rapprocher, s’y élever !

A 16 ans, extraite d’une jeunesse prometteuse, kidnappée par des « êtres-rouages » d’une organisation implacable, planifiée par la haine en folie, elle en sort « dépouillée » et enseignée…

Ce qui est en elle, peut-on l’appeler « ferment » ? Cette « chose » immatérielle qui a fait qu’elle a pu transmuter l’expérience de la barbarie en une vision gigantesque. Imaginer une organisation plus grande que le territoire des nazis, une organisation dont la fonction conduirait à œuvrer ensemble, à penser ensemble, en égalité et fraternité…

Elle a été la première femme du Parlement européen.

Elle a présenté la loi du 30 juin 1975 créant la politique publique sur le handicap, avec trois axes fondamentaux :

  • le droit au travail
  • le droit à une garantie minimum de ressource par le biais de prestations
  • le droit à l’intégration scolaire et sociale.

Sa vie est un témoignage, un miracle d’optimisme, parce qu’avec « un ferment intérieur », « des cellules souches », elle a inversé le rien en immense, le non-sens en intelligences solidaires et si vastes !

Ce que le handicap kidnappe comme promesses dans une vie, là se trouvent « des ferments »,  des « cellules souches » qui peuvent transformer « la privation de », l’apathie ou la révolte en vitalités constructives généreuses, partagées ?

 Marie-Paule BLANCHARD, Co-Fondatrice et Directrice d’AVEC talents


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